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Quand l'hiver dure encor
S'enracine et prend corps,
Les arbres au tombeau,
Ponctués de corbeaux,
Patientent, patientent.
Leurs branches légères,
Ténues messagères
Des feuilles à venir,
Ne savent retenir
- Si lente, si lente ! -
Qu'un peu d'une sève
Trop pâle et trop brève.
Endormis, discordants,
Les bois rêvent pendant
L'attente, l'attente.
Laissons à
leur sommeil
Démons et merveilles.
Passée la Chandeleur,
Nous reverrons des fleurs. |
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