Mais
c'est la merveilleuse rose qui parut.
- Comme elle est joliment faite ! s'écrièrent les dames d'honneur.
- Elle est plus que jolie, surenchérit l'empereur, c'est la beauté même.
La princesse la toucha du doigt et fut sur le point de pleurer :
- Oh ! papa, cria-t-elle, quelle horreur ! Elle n'est pas artificielle, c'est ..une vraie !
- Fi donc ! s'exclamèrent toutes ces dames, c'est une vraie !
- Avant de nous fâcher, regardons ce qu'il y a dans la deuxième boîte, ..opina l'empereur. Alors le rossignol apparut et il se mit à chanter si divinement que tout
d'abord on ne trouva pas de critique à lui faire.
- Superb ! How charming ! s'écrièrent toutes les dames de la cour car
elles parlaient toutes anglais, l'une plus mal que l'autre du reste.
- Comme cet oiseau me rappelle la boîte à musique de notre défunte ..impératrice ! dit un vieux gentilhomme. Mais oui, c'est tout à fait la ..même manière, la même diction musicale !
- Eh oui ! dit l'empereur. Et il se mit à pleurer comme un enfant.
- Mais, au moins, j'espère que ce n'est pas un vrai ? dit la princesse.
- Si, c'est un véritable oiseau ! affirmèrent ceux qui l'avaient apporté.
- Ah ? Alors qu'il s'envole ! commanda la princesse. Et elle ne voulut, pour rien au monde, recevoir le prince.