accueil les Contes la Princesse et le Porcher, conte de Hans Christian Andersen Hans-Christian ANDERSEN
la Princesse et le Porcher - conte d'Andersen       Le prince ne se découragea pas. Il se barbouilla le visage de brun
et de noir, enfonça sa casquette sur sa tête et alla frapper là-bas.
- Bonjour, empereur ! dit-il. Ne pourrais-je pas trouver du travail au
..château ?
- Euh ? Il y en a tant qui en demandent ! répondit l'empereur. Mais,
..écoutez, je cherche un valet pour garder les cochons car nous en
..avons beaucoup.
Et voilà le prince engagé comme porcher impérial. On lui donna une
mauvaise petite chambre à côté de la porcherie et c'est là qu'il devait
se tenir. Cependant, il s'assit et travailla toute la journée. Le soir, il
avait fabriqué une jolie petite marmite garnie de clochettes tout autour.
Quand la marmite se mettait à bouillir, les clochettes tintaient et jouaient
" Ah ! mon cher Augustin, tout est fini, fini." Mais le plus ingénieux était
sans doute que si l'on mettait le doigt dans la vapeur de la marmite, on
sentait immédiatement quel plat on faisait cuire dans chaque cheminée
de la ville, et ça, c'était autre chose qu'une rose !
Au cours de sa promenade avec ses dames d'honneur, la princesse
vint à passer devant la porcherie. Lorsqu'elle entendit la mélodie, elle
s'arrêta, toute contente, car elle aussi savait jouer " Ah ! mon cher Au-
gustin, tout est fini, fini." C'était même le seul air qu'elle sût, et elle le
jouait d'un doigt seulement.
la Princesse et le Porcher - conte d'Andersen
Mise en page & illustrations originales : © Catherine Bastère-Rainotti (tous droits réservés) AVANT APRES