Il sifflotait, et son pas alerte traduisait sa bonne humeur.
Quelques nuages dans le ciel semblaient voguer sur une mer invisible. L'air était tiède, et doux
comme une caresse.
C'était un de ces moments de paix que rien ne semble pouvoir troubler.
Gribouille arriva sur son petit lopin de terre et se dirigea vers un bosquet. Là, quelques bouleaux plus ou moins rabougris se serraient les uns contre les
autres comme
pour se protéger de quelque danger.
Gribouille aiguisa sa hache et se mit en devoir d'éclaircir le petit bois afin de donner suffisamment
d'espace pour que puisse s'épanouir chaque arbre. Il abattait son sixième tronc lorsqu'un éclair vint frapper le manche
de la hache laquelle dévia
de sa trajectoire et s'abattit sur le poignet du pauvre homme qui hurla. La douleur était telle
qu'il perdit un temps connaissance et que, dès qu'il revint à lui, il se mit à courir en tous
sens.
Enfin, il se calma, pansa la blessure tant bien que mal et rentra chez lui.
La mère de Pierre, épouvantée, fit chercher un médecin. Heureusement, la main n'était que superficiellement coupée et Gribouille,
après plusieurs
semaines, put à nouveau l'utiliser.