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Texte : © CORBINAÏS |
| - Ecoute Ben, nous sommes dans le même immeuble qu'une bande de malfrats et toi tu veux regarder la télé ? C'est vraiment pas sérieux ! lui répondis-je. - Je sais bien mais ça fait passer le temps. Je me tus. Ce n'était pas la peine d'essayer de lui faire entendre raison : il ne reconnaissait jamais qu'il avait tort ! - Bon, regarde la télé si tu veux ! - Non, j'ai plus envie. Je lâchai un profond soupir. Claude finit par revenir (malheureusement). Il avait une bonne nouvelle : les gangsters logeaient bien dans l'immeuble, au cinquième juste au-dessus de nous. Contrairement à ce que nous pensions, ils n'étaient pas deux mais trois. - Nous voilà bien avancés, lança Florian. Nous |
savons combien ils sont, nous savons où ils sont mais nous ne savons ce qu'ils ont l'intention de faire ni comment les arrêter ! - Appelons la police, proposai-je. - Tu as raison, c'est la meilleure chose à faire, approuva Sonia. Le téléphone est dans la cuisine. C'est Ben qui fut désigné pour appeler. - Allô la police ? Nous avons découvert une bande qui a l'intention de voler quelque chose, venez vite 62 rue du Rosé. - Dites-moi jeune homme, vous avez quel âge ? - Douze ans et demi, pourquoi ? - Et vous pensez que la Police Nationale va se déplacer pour une de vos blagues stupides ? - Mais…mais c'est vrai ! - Vous avez des preuves ? - Oui… Enfin non, mais nous les avons entendus qui… Tuuuut tuuuut tuuuut ! Il avait raccroché ! |
| illustration et mise en page : Catherine Bastère-Rainotti relecture : Donatienne Binard |
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