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| Il repartit en sifflant gaiement. Il y avait ce matin-là un superbe lever de soleil. Poursuivant sa route, René eut l'œil attiré par certaines pierres marquées de taches rouges. - Très louche ! pensa t-il. Il s'avisa que ces taches rouges s'étiraient sur des dizaines et des dizaines de mètres. René, inquiet, hésita longuement, puis estimant que cela lui ferait une balade il se décida à suivre ces taches. Il marcha longtemps, puis entra dans une partie de la forêt qu'il n'avait jamais vue, bien qu'il connaisse les lieux comme sa poche. Il entrait maintenant dans une clairière sombre, très sombre… Sombre à faire froid dans le dos. Il vit tout au fond une cabane en bois complètement moisie. |
Celle de René était un palace comparée à cette chose qui ressemblait d'ailleurs plus à un amas de branches et de planches, qu'à un refuge. René possédait une dose de curiosité supérieure à la moyenne et bien que de nombreuses personnes auraient fui devant l'aspect de cette baraque, il décida d'aller l'explorer. L'ambiance n'était pas rassurante, le vent d'est s'était levé. Ses sifflements, ses gémissements sinistres auraient fait frémir plus d'un courageux. Il s'avança vers le cabanon et poussa la porte qui tourna sur ses gonds avec un grincement lugubre. A son grand étonnement, le vantail s'ouvrait sur un cimetière abandonné, envahit par une végétation touffue. Les tombes étaient toutes recouvertes de lierre et de mousse. |
| Julien Rialan © Lire et RéCréer | Suite |