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| Elle s'envole donc avec l'intention de réussir. La voilà rapidement plus haut que les plus grands arbres. Koum-Râh continue courageusement. La voilà plus haut que les plus hautes montagnes. Infatigable, Koum-Râh poursuit son vol. Elle vole et vole encore jusqu'à ce qu'elle arrive tout près des premiers nuages. Ce sont de tous petits nuages de rien du tout. Pas ceux qui portent la pluie. Non, juste ceux qui s'amusent de temps en temps à cacher le soleil, ceux avec lesquels les oiseaux jouent à saute-nuage. Koum-Râh vole encore plus haut. Elle arrive enfin à portée de voix des gros nuages gris. Ceux qui ont un énorme ventre gorgé d'eau. - Oh ! … les nuages ! - … - Oh ! … les nuages ! Aucune réponse. Koum-Râh fait le tour, aussi vite que le lui permettent ses ailes. Stupeur, les nuages dorment ! Koum-Râh s'accroche à l'un d'entre eux avec ses petites pattes et le secoue. Rien à faire, le nuage dort toujours. Il n'y a plus qu'une solution ! Koum-Râh affûte son aiguillon, prend son élan et pique de toutes ses forces dans les fesses du plus gros des nuages. |