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Chroniques de la Vie Ordinaire

Lire & RéCréer, Joyeux Noël - chronique de la vie ordinaire


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Lire & RéCréer, Joyeux Noël - chronique de la vie ordinaire

Un de mes amis n'écrit jamais pour donner de ses nouvelles. En revan-
che, il dépense sans compter des heures de travail, au bureau, à arroser
ses copains de emails, compilant une somme considérable de blagues
plus ou moins vaseuses. C'est d'ailleurs comme cela que nous savons
qu'il est toujours vivant et en activité, puisque son adresse est celle de
l'heureuse entreprise publique où il officie fonctionnairement.
J'ai pensé qu'un tel dévouement de sa part devait trouver un écho ici.

Comme ce sera bientôt Noël et le Jour de l'An, en gros : une semaine
de ripailles, pendant lesquelles chacun doit se fendre de sa petite bla-
gounette pour amuser ceux qui s'empiffrent et ne peuvent pas parler la
bouche pleine de foie gras, de farce aux marrons, de dinde, de sauce,
d'huîtres, et de pain beurré, que, de mon côté, je suis complètement à
sec d'idées pour écrire une chronique qui tienne debout, je vais de ce
pas piocher dans le stock de saillies hilarantes envoyées par l'ami
Mazda (il travaille dans l'électricité) pour que vous puissiez en régaler,
entre le fromage et la bûche de Noël, tantine Huguette et tonton Maurice.

Nota bene :
Ces histoires drôles circulent depuis longtemps sur le Net, elles sont
connues de la plupart des internautes, donc, en vous adressant judi-
cieusement à tantine Huguette et tonton Maurice, qui considèrent la
Toile comme un truc ne concernant que les jeunots d'environ cinquante
ans, ce sera votre unique chance de ne pas vous faire couper vos effets
par un désagréable :
- Je la connais déjà, celle- là ! A la fin le mari lui dit " remets-moi dans
...le sable ! "
Encore qu'on ne sache jamais...
Si dans l'auditoire, en plus de tantine Huguette et tonton Maurice, vous
avez le bonheur de tomber sur des amnésiques dans mon genre, qui
oublient au fur et à mesure les blagues qu'on leur raconte, vous avez
toutes vos chances de produire quand même votre petit effet.

Alors, allons-y !

Oui... Mais non. Bon, quand je dis : allons-y, il faut s'entende. Ne comptez
pas sur moi pour véhiculer des atrocités, des blagues malsaines. Enfin,
vous voyez ce que je veux dire, des trucs du genre :
Pauvre Lady Di ! Dire qu'elle a tant aimé les rugbymen et qu'elle est
morte en se tapant un pilier.
Là je dis : non, non, et non ! Pas d'accord ! C'est vraiment limite, je dé-
teste le mauvais esprit, surtout concernant le rugby. S'il faut faire glisser
l'humour français sur les vertigineuses pentes savonneuses de la vulgarité
débilitante, où allons nous ? Eh bien, je vais vous répondre : tout droit à la
catastrophe.

Tenez, cela me rappelle la fois où un chef de service, que je ne pouvais
pas blairer, avait cru me faire rire avec une devinette idiote :
Quelle est la différence entre Lady Di et un chômeur ?
Le chômeur garde une chance de voir le bout du tunnel.
Croyez-moi, je m'étais forcée pour avoir un rictus. Et encore, c'était bien
parce que je savais qu'il faisait partie de la prochaine charrette des
futurs licenciés, sans indemnités de départ. Il y a des blagues prémo-
nitoires, mais on ne le sait pas forcément.

C'est un peu comme si un de vos collègues, futur SDF qui s'ignore, vous
disait, à la machine à café :
Quel est le sport préféré des Ethiopiens ?
Le triple saut. Ils sautent le déjeuner, le dîner et le souper.
C'est marrant sur l'instant, après, quand on y repense, c'est sinistre. On
aurait presque du mal à se resservir du cassoulet, le soir, à table. Et
pourtant, qu'est-ce que cela changerait pour l'ancien collègue, qu'on
aille se coucher l'estomac creux ? Rien.

Restons, ou plutôt revenons, à l'humour allègre qui caractérise si bien
l'exception culturelle française. Allons-y pour de bon, cette fois !

C'est un gars qui sort d'un bar, un soir, rond comme une boule. Il croise
une bonne soeur dont la cape et la cornette noires voltigent gaiement au
vent de la marche.
Il lui saute dessus sans crier gare, et lui allonge un uppercut formidable
qui l'envoie au sol, illico. Non content d'avoir assommé cette pauvre nonne,
le pochetron s'acharne sur elle et entreprend de la savater sauvagement.
Enfin, après un ultime coup de pied dans les côtes, il s'agenouille près de
sa victime. Alors, dans un murmure méprisant, il lui confie à l'oreille :

- Tu m'as beaucoup déçu, Batman !

----- Une petite dernière, pour la route...

Un monsieur, affligé de cinq zizis, consulte un chirurgien en vue d'une
éventuelle ablation. Le praticien lui demande de se déshabiller pour
constater l'étendue des dégâts. Le monsieur s'exécute et baisse son
pantalon. A ce moment là, le chirurgien qui regarde attentivement,
émet un petit sifflement admiratif, puis s'exclame :
- Jamais vu ça ! Vous avez un slip remarquable, mon cher, il vous
...va comme un gant !


Voilà, faites passer à votre voisin (zinzin). Je vous souhaite un

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Catherine Bastère-Rainotti
Chronique de la Vie Ordinaire - © 9 décembre 2005 - Tous droits réservés

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