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        C'EST PARTI !...

Nous sommes partis quelques jours en vacances.
On n'avait pas fait cent kilomètres que je me suis rappelé que je n'avais pas sorti la poubelle.
On n'allait pas faire demi-tour pour ça. Il n'y avait pas grand' chose dans la poubelle de toutes
les façons, juste les reliefs de notre dernier repas : des têtes de crevettes, des écorces de
melon et quelques croûtes de fromage.

Comme nous partons en dehors des grandes dates de transhumance il n'y avait guère de
trafic, c'était bien. Comme nous sommes malins, nous évitons de prendre de l'essence dans
les stations d'autoroute où elle est toujours beaucoup plus chère. Mais comme nous ne
savions pas que la jauge de niveau de carburant de la voiture était faussée, nous n'avions pas
prévu de tomber en panne d'essence sur l'autoroute. Mais bon, le camion de dépannage est
venu assez vite. Le gars nous a dit qu'il avait foncé parce que là où nous étions il y avait eu
cinq morts la veille. Très dangereux comme coin... Grosso-modo, on s'en est bien tirés.
Tant pis pour les 150 € que ça nous a coûté.

En arrivant à la location, il faisait un temps radieux. Comme il était aux alentours de midi, nous
avons déjeuné dans la voiture avec quelques oeufs durs et un peu de pain rassis qui nous
restaient. Après, nous avons marché dans la seule rue du village, visité un peu les environs,
puis, vers cinq heures de l'après-midi, la voisine qui avait les clés de la maison est revenue,
par le car, de la maternité où elle était allé voir sa fille qui venait de lui donner son premier
petit-fils.

Ce qu'il y a de chouette, en août, c'est que les jours durent encore longtemps, moins qu'en
juin, mais quand même... Alors, vers dix heures du soir, nous avons bu un café, assis sur la
pierre du seuil, en écoutant chanter les grillons. Nous avions enlevé le plus gros de la saleté
de la cuisine, récuré la douche, nettoyé la chambre et fait le lit. Nous savions que nos vraies
vacances commençaient.

C'est en revenant de courses, vers la fin de la matinée, le lendemain, que le temps a commencé
à changer. Pour une fois que je n'avais amené que le strict nécessaire... ! Il a fallu courir à la
ville acheter des pulls et des chaussures fermées. Il a plu comme vache qui pisse toute la
semaine.

Le bon côté des choses, c'est que j'ai pu lire tout ce que j'avais prévu de lire. J'ai lu à l'ancienne :
à la bougie. C'est la voisine-grand-mère qui nous en a passé, elle dit que c'est souvent, dans le
coin, les coupures d'électricité à cause des orages. Eux, ils ont tous des lampes à pétrole ou
des lampes de camping pour parer le coup.

Sûr et certain, les vacances ça repose. Néanmoins, c'est plus fort que moi, je suis toujours
contente quand je rentre chez moi. Allez comprendre !

Catherine Bastère-Rainotti - Août 2002
 

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