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Préambule : Depuis l'an Mil, l'Occident est entré dans une phase de prospérité due à une longue paix. La population aug- mente considérablement et étend l'es- pace cultivé grâce aux défrichements. |
Paris, mai 1328. Philippe VI
vient de se faire cou- ronner roi de France. C'est le premier Valois à succéder aux Capétiens. Landry se faufile au milieu de la foule des badauds agglutinés sur le parvis de l'église Notre-Dame dans laquelle le nouveau roi assite à la messe. |
| En France, le pouvoir politique
se fragmente. Il échappe au roi et appartient de plus en plus aux très riches seigneurs possesseurs de vastes do- maines, quelquefois des régions entières (les apanages), sur lesquels vivent de nombreux pay- sans. Ces seigneurs seront appelés les Grands Féodaux. Cette période est aussi celle d'un formidable élan artistique : l'érection des églises, des cloîtres, per- mettront aux artistes romans de laisser libre cours à leur talent et leur imagination. On ne dira jamais assez l'essor technologique de cette époque ni son art de vivre, son raffinement. |
Un coup de coude par-ci, un coup de botte par-là, il approche déjà des premiers rangs quand une poigne redoutable le retient par la ceinture de son bliaud avant de le rejeter en arrière. - Dis-moi donc, Landry Follenfant, qu'est-ce qu'ils t'ont fait mes cors aux pieds pour que tu les mas- sacres ? L'immense Dame Ermeline Pigasse se penche vers Landry jusqu'à toucher son nez avec le sien. Landry se demande comment il a pu ne pas voir la géante. Ce qu'il voit bien, de très près maintenant, c'est son visage déjà ordinairement coloré qui a pris une très jolie teinte violacée sous l'action de la colère et de la douleur. Dame Ermeline est par- cheminière rue de Pontoise, dans l'île de la Cité. |
| Illustrations © Catherine Bastère-Rainotti Tous droits réservés |
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