| An 451- l'Histoire pour rire |
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Nous sommes en Gaule en avril
451. C'est le train-train habituel de la saison et de l'époque. Au printemps, les oiseaux chantent, les arbres sont en fleurs, les papillons butinent, les poissons nagent plus vite. Mérovée à la tête de ses Francs redou- tables a déboulé du Rhin avec la ferme intention de s'installer dans le coin. Il ne voit pas pourquoi la Gaule ne s'appel- lerait pas un jour la France. Théodoric et ses Wisigoths squattaient déjà en Espagne et dans le sud-ouest de la Gaule, vers Bordeaux, Agen, Tou- louse, mais ils avaient la nostalgie des brumes du Danube d'où les Huns les avaient chassés cent ans plus tôt. Une partie d'entre eux est remontée vers le nord de la Gaule pour prendre le frais |
et faire le coup de poing avec les co- pains. Les Romains dont l'empire s'effondre tout doucement se raccrochent à ce qu'ils peuvent. Leur général Aétius, se bat pour essayer de conserver des petits bouts de Gaule à Rome et ce qu'on appelle la pax romana. Franchement, à part les Romains qui ont de la culture et un maintien certain en société il faut bien avouer que les autres barbares ne savent pas se te- nir quand il y a du monde. Résultat, depuis la Somme jusqu'à la Loire ça se bagarre ferme. On entend les cling ! et les clang ! des armes et les franches rigolades des vainqueurs. Notez bien que ce ne sont pas tou- jours les mêmes qui rigolent, ça dé- pend de ceux qui gagnent. |
| Texte & illustrations © Catherine Bastère-Rainotti - Tous droits réservés | APRES |